La clé d’un jardin en bonne santé, c’est l’humus, c’est-à-dire la matière organique du sol qui permet de stocker l’eau et les éléments nutritifs dont se nourrissent les plantes. Plutôt que d’utiliser de l’engrais de synthèse qui ira polluer nappes phréatiques et rivières, pourquoi ne pas favoriser l’humus avec du compost “fabriqué maison” ? Quelques trucs pour réussir un bon compost.
Le lieu de compostage doit être à l’abri des vents froids et pas trop ensoleillé. On le choisit généralement au fond du jardin, à l’écart des regards. Il existe deux manières de composter : en tas ou en bac, chacune avec ses avantages et ses inconvénients.
Si le tas prend moins de temps d’entretien, le compostage s’y fait plus lentement (de six mois à un an). Les aléas climatiques rendent le processus plus irrégulier et les animaux peuvent être attirés par les déchets frais qui y seront déposés. Le bac à compost permet un compostage plus rapide (quatre à cinq mois), mais sa capacité est limitée et il demande plus d’entretien que le compostage en tas. De plus le mélange des déchets y est moins aisé. L’idéal du compostage en bac ? Avoir deux bacs, un pour les déchets frais, un pour la maturation du compost.
Le compostage repose sur la fermentation. Les déchets organiques, par l’action de l’eau et de l’oxygène, perdent leur aspect originel et sont transformés par des micro-organismes en compost. Attention, le compost n’est pas une poubelle ! On peut composter les déchets de cuisine (épluchures, marc de café, pain, fanes de légume, fruits et légumes abîmés, etc.), de jardin (tontes de gazon, feuilles, fleurs fanées…) et de maison (essuie-tout, journaux, cendres de bois, sciures et copeaux…). Mais on ne mettra sous aucun prétexte dans son compost plastiques, tissus synthétiques, verre, poussières d’aspirateur (d’origine synthétique), bois traités de menuiserie et, d’une manière générale, tous les produits chimiques.
La clé d'un bon compost : il faut que l’air circule pour que les micro-organismes puissent accomplir leur action. Aussi faut-il régulièrement le mélanger pour faciliter l’aération et éviter le pourrissement. Surtout au début, lorsque l’action des micro-organisme est la plus forte. Un mélange tous les quinze jours dans les deux premiers mois est alors nécessaire. De plus, trop d’humidité empêche l’aération. Le processus est freiné, le compost dégage une forte odeur. Mais pas assez d’humidité bloque le processus. Il faut donc veiller à ce que son compost soit humide comme une éponge pressée.
Le compost est prêt lorsqu’il est homogène, de couleur sombre, lorsqu’il s’émiette facilement et a la bonne odeur de l’humus, cette odeur de la forêt après la pluie. On peut alors l’épandre en couche mince (un à cinq litres par mètre carré), puis l’incorporer au sol par binage ou le mélanger avec de la terre et s’en servir comme support de culture.
article pris dans santé magasine.